CNGOF

Le Président
 et le Bureau du Collège
"en direct"

  22.12.2000

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

AMÉLIORER LA SÉCURITÉ
DE LA NAISSANCE
Protestation : oui. Négociations : OUI.
Grève des accouchements : NON

Les Maternités de France fonctionnent avec difficulté et la sécurité des naissances pourrait en souffrir. Le nombre de médecins spécialistes disponibles (Gynécologues-Obstétriciens, Pédiatres Néontatalogistes et Anesthésistes) et de Sages-Femmes est insuffisant pour assurer un accompagnement satisfaisant des grossesses et une prise en charge correcte des accouchements.

La publication des décrets de "Sécurité Périnatale", en 1998, et leur application actuelle dans les hôpitaux et cliniques (Schéma Régionaux d'Organisation Sanitaire en Périnatalogie), montrent la volonté des pouvoirs publics de mieux organiser les Maternités. Mais, ces nécessaires réformes tardent à se concrétiser, ce qui explique le mouvement de protestation des Gynécologues-Obstétriciens.

Nous demandons l'application stricte des décrets pour assurer la sécurité des naissances, ce qui suppose des effectifs suffisants, dans chaque établissement, de médecins, de sages-femmes et de personnel soignant. Les restructurations de maternités doivent être conduites avec fermeté, après concertation des intéressés, public et professionnels. L'intégration de Gynécologues-Obstétriciens des maternités privées dans le service public, qui est inévitable, doit s'assortir d'une reconnaissance professionnelle statutaire.

Les contraintes de la Gynécologie-Obstétrique doivent être reconnues : il faut un effectif minimum de médecins dans chaque maternité pour assurer la garde tous les jours et il faut définir l'organisation du travail des médecins, en particulier envisager le repos de sécurité après une nuit de garde, revendication légitime et obligation réglementaire européenne.

Nous avons été entendus par les pouvoirs publics, puisque le Secrétariat d'État à la Santé a ouvert des négociation, le 21 décembre, avec les représentants professionnels et syndicaux des Gynécologues-Obstétriciens et des établissements de santé. Cette initiative est positive, car la volonté des autorités est de trouver des solutions dans les 3 mois.

Les organisations soussignées contestent le mouvement de "grève des accouchements" lancé par le Syngof (Syndicat National des Gynécologues-Obstétriciens Français). C'est une action excessive qui prend en otage les femmes enceintes, sous prétexte de peser sur l'action du gouvernement, au moment même où les négociations commencent. Une telle maladresse, contraire au devoir déontologique d'assistance, ne peut être que préjudiciable et impopulaire.

Les Gynécologues-Obstétriciens rappellent qu'ils restent au service des femmes pour assurer la sécurité des naissances. Nous espérons résoudre les difficultés actuelles par la concertation et la négociation avec le Secrétariat d'État à la Santé.

Paris, le 22 Décembre 2000.

Le Collège National des Gynécologues-Obstétriciens Français.
La Fédération des Cercles de Gynécologues-Obstétriciens des Hôpitaux Généraux.
Le CEGORIF (Cercle des Gynécologues-Obstétriciens de la Région d'Ile de France).
Les Gynécologues-Obstétriciens adhérents de l'INPH (Intersyndicat National des Praticiens Hospitaliers), la CMH (Coordination Médicale Hospitalière) et la FNaP (Fédération Nationale des Praticiens Hospitaliers).

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