CNGOF

Le Président
 et le Bureau du Collège
"en direct"

  26.03.2001

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français renouvelle son soutien aux Sages-Femmes

Le mouvement de grève des Sages-Femmes, entrepris le 20 mars dernier, s'est construit autour de revendications professionnelles légitimes et entièrement soutenues par le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF) :

— reconnaissance du niveau Bac + 4 de la profession de Sage-Femme ;
— évolution de la grille salariale en rapport avec cette formation ;
— alignement des rémunérations du secteur privé sur celles du secteur public ;
— modification de la nomenclature des actes réalisés par les Sages-Femmes libérales.

Au-delà de ces revendications, le mouvement des Sages-Femmes est révélateur des difficultés rencontrées par tous les professionnels de la naissance pour assurer : d'une part la qualité de soins que l'on devrait être en droit d'attendre à l'heure actuelle ; d'autre part et surtout la sécurité des patientes et de leur enfant.

Les conditions de prise en charge de la grossesse et de l'accouchement ont été définies de manière précise par les décrets de périnatalité parus en 1998 et saluées par tous les professionnels de la naissance. Or, les moyens nécessaires à l'application de ces décrets n'ont pas été apportés et la situation de la périnatalité est restée inchangée depuis leur parution.

Nous espérons que les légitimes demandes des Sages-Femmes recevront une écoute favorable et, en association avec elles, nous attendons des mesures rapides pour résoudre les difficultés rencontrées par toutes les professions en charge des femmes enceintes et des nouveau-nés.

Dans l'éventualité où des mesures urgentes ne seraient pas annoncées par les pouvoirs publics, nous prévoyons une conférence de presse commune à la Coordination des Sages-Femmes, au CNGOF, au Syndicat National des Gynécologues-Obstétriciens de France et à la Fédération des Cercles des Hôpitaux Généraux, le jeudi 29 mars à 10 h 30 au Méditel, 28 boulevard Pasteur 75014 PARIS et demandons une entrevue avec le ministre de la Santé dans les meilleurs délais.

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  20.03.2001

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

SOUTIEN DU COLLÈGE NATIONAL DES GYNÉCOLOGUES ET OBSTÉTRICIENS FRANÇAIS AU MOUVEMENT DE GRÈVE DES SAGES FEMMES DU 20 MARS 2001

Les conditions optimales de sécurité de la grossesse et de l'accouchement sont loin d'être réunies à l'heure actuelle en France. Cette situation devrait encore se dégrader avec la pénurie prévisible de Sages-Femmes et de Gynécologues-Obstétriciens au cours des prochaines années. Les décrets de périnatalité, dont les termes sont unanimement approuvés, ne sont pas applicables actuellement sans une forte revalorisation des professions qui assurent la surveillance de la grossesse et de la naissance.

Pour toutes ces raisons, le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF) soutient sans réserve le mouvement de grève des Sages-Femmes du 20 mars 2001 qui a pour but de faire reconnaître à leur profession sa juste valeur :

Le CNGOF réaffirme le rôle fondamental joué par les Sages-Femmes dans la surveillance et l'accompagnement des femmes enceintes et des nouveau-nés et souhaite que les pouvoirs publics accordent aux professions de la naissance les moyens nécessaires à la mise en application des décrets de périnatalité.

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