CNGOF

Le Président
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 04.04.2003 Conférence de presse

Vers une régression des conditions de sécurité de la naissance ?

Les difficultés de la périnatalité et des professions de la naissance ont été largement commentées depuis plusieurs mois : résultats périnatals moyens alors qu’il existe une augmentation de la natalité, fortes disparités régionales, crise démographique des professionnels, pénibilité, poussée médico-légale, difficultés d’assurance professionnelle, crise des vocations, manque de moyens…

Les décrets de périnatalité de 1998 ont apporté aux professionnels un cadre qui les satisfaisait concernant les conditions de sécurité de fonctionnement des maternités et l’équipement dont elles devaient disposer. Or, ces décrets n’ont pas été appliqués faute de moyens attribués et faute de disposer du nombre nécessaire de professionnels.

Récemment, le 14 janvier 2003, les professionnels les plus concernés par ces décrets (obstétriciens, sages-femmes, pédiatres, anesthésistes de maternité) ont été invités par la Direction de l’Hospitalisation et de l’Organisation des Soins (DHOS) à se prononcer sur l’opportunité de modifier les textes afin de les rendre plus applicables (c’est à dire moins coûteux et moins contraignants). Les instances professionnelles unanimes ont rejeté cette éventualité, préférant un éventuel report d’au maximum deux ans de leur délai d’application, sans modification de fond des conditions de sécurité.

Le 10 mars dernier, M. Mattei a prononcé un discours annonçant son plan de soutien à la périnatalité. Ce discours propose des mesures constructives et qui vont dans le sens souhaité par les professionnels : recompositions hospitalières ; mise aux normes des maternités ; préserver les compétences humaines.

Or le 12 mars 2003, la DHOS, qui dépend du Ministère de la santé, de la famille et des personnes handicapées a adressé aux professionnels une proposition d’aménagement des décrets de périnatalité qui fait apparaître des mesures inacceptables :

Ces propositions ne tiennent aucun compte de la position des professionnels réunis le 14 janvier 2003. Elles représentent une régression sans précédent des conditions de sécurité pour les femmes enceintes et les nouveau-nés.

Ce document, présenté par la DHOS comme une "proposition d’aménagement des décrets de périnatalité", a d’ores et déjà été diffusé aux Agences Régionales d’Hospitalisation (ARH) et aux directions d’hôpitaux dont certaines ont déjà suspendu ou reporté des travaux de mise en conformité nécessaires dans leurs établissements. Les ARH étant par ailleurs l’instrument d’application sur le terrain de la politique prônée par le Ministre de la Santé, des éclaircissements sur la réelle volonté politique de soutien de la périnatalité nous paraissent nécessaires.
Nous craignons que la révision des décrets de périnatalité, souhaitée par le Ministère, ne cautionne une gestion de la pénurie actuelle de professionnels et ne paralyse la mise en œuvre de réformes plus profondes de l’organisation de la naissance.

Pr B. Carbonne
Secrétaire Général du CNGOF

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07/04/03

les declarations du Ministre à Troyes*** allaient tout à fait dans le bon sens avec des autorisations d'exercice données à une equipe numeriquement suffisante pour assurer une presence permanente socle indiscutable de la securite (ensuite c'est une question de qualification et de competence) aucun retour en arrière ne doit etre toléré (l'opinion publique sera avec nous)
je ne comprends pas la crainte des etablissements prives puisque 65 pour 100 des titulaires du badge de G-O sont dans le privé
por aller au dela l'ideal aurait été de ne proposer a la population dont les cotisations d'assurance maladie sont les memes de dunkerque à ..nice le niveau de sécurité maximal(je reve)
prevoir egalement recertification periodique et niveau des indemnités proportionnel
la distinction public - prive n'a aucune raison d'etre et les malades s'en moquent
P.Y.BARRIER - pybarrier@ch-villefranche.fr

*** Voir la lettre de G. Robinet dans les pages "Libres opinions".(NDLR)

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