Le Président
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9.02.2004 (Communiqué de presse)
Alors que la communauté médicale ne cesse dalerter les pouvoirs publics sur la toxicité de lalcool sur le ftus et demande quun étiquetage destiné à linformation des femmes enceintes soit envisagé au plus vite, les sénateurs lors du débat du 19 janvier dernier ont écarté majoritairement cette disposition de santé publique.
Rappelons comme la fait récemment le Dr Damien Subtil (CHU de Lille) lors des 27es Journées du CNGOF, que les conséquences de lalcoolisation sont cliniquement repérables à partir dune consommation quotidienne de deux verres de boisson alcoolisée : dysmorphie, retard de croissance modéré, malformations le plus préoccupant étant assurément les anomalies neurologiques induites par lalcool. Lalcool traverse en effet directement le placenta, il est toxique pour les cellules neurologiques de lenfant et la seule option médicalement raisonnable est de conseiller aux femmes déviter de boire de lalcool pendant la grossesse. Cette recommandation est largement méconnue des femmes enceintes en général, et les cas avérés dalcoolisation ftale sont loin dêtre exceptionnels en France.
Les gynécologues-obstétriciens réunis en Conseil dAdministration du CNGOF le 6 février 2004, sétonnent de la carence des législateurs vis-à-vis de cette mesure de prévention alors que les alcooliers eux-mêmes sont prêts à étiqueter leurs bouteilles dans ce sens puisquils le font déjà pour leur production à destination de pays comme le Canada ou les États-Unis.
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