CNGOF

Le Président
et le Bureau du Collège"en direct"

10.09.2006 (Communiqué) Télécharger le texte du communiqué

Les problèmes de la gynécologie-obstétrique en France.
Des déclarations inacceptables

Le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF) qui regroupe les gynécologues-obstétriciens libéraux et hospitaliers publics ou privés sans but lucratif désapprouve totalement les propos tenus par le président du Syndicat des Gynécologues Obstétriciens Français (SYNGOF) et rapportés le 30 août par l’AFP et Le Monde dans son édition du 3-4 septembre.

Certes, la question des assurances professionnelles couvrant la pratique de la gynécologie-obstétrique, tant pour les praticiens que pour les établissements publics ou privés qui assurent cette discipline, est aujourd’hui un vrai problème dont nous avons souligné la gravité à plusieurs reprises au ministère de la Santé ou auprès de la commission parlementaire des Affaires sociales. Il met en péril la pratique de la gynécologie-obstétrique dans le secteur libéral ; il est un frein au recrutement de jeunes spécialistes dans cette discipline indispensable en termes de santé publique. Ce problème n’est pas propre à la France, il existe aussi dans d’autres pays de l’Union Européenne et aux États-Unis. Pourtant des solutions existent, les pouvoirs publics les connaissent. Des décisions législatives doivent être prises avant la fin 2006 puisque certaines compagnies ont décidé de ne plus assurer les gynécologues-obstétriciens à la fin de cette année et n’acceptent plus de nouveaux assurés. La disparition de la gynécologie-obstétrique libérale serait une erreur. Le libre choix des patients entre les systèmes publics ou privés conventionnés avec l’Assurance-Maladie est une bonne chose pour les couples et entretient une saine émulation entre les deux types d’établissements.

Lier ce problème au numerus clausus à l’entrée dans les facultés de médecine, aux médecins à diplômes étrangers, à la médiocrité du service public qui serait tenu par des médecins à la formation douteuse, et à des médecins qui ne reçoivent que dans le secteur privé des hôpitaux publics, relève d’un amalgame inacceptable. Il exprime un relent de racisme qui a fait réagir avec raison le MRAP.

Faut-il rappeler que :

À une bonne question, il faut trouver une bonne réponse et non faire porter la responsabilité au secteur public — qui assure quand même 60 % des accouchements et prend en charge les cas les plus difficiles — ou pire, à nos collègues à diplômes étrangers ce qui rappelle les pires heures de notre histoire.


Contacts scientifiques :

Jacques Lansac — Président du CNGOF
Tél. : 02 47 47 69 60
Bruno Carbonne – Émile Daraï Secrétaires Généraux du CNGOF
Tél. : 06 20 37 44 16
E-mail :

   

Service de presse et de communication 
Marie-Hélène Coste
MHC Communication
Tél. : 01 55 42 22 10

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SYNGOF - Syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France

Le 1er Septembre 2006

COMMUNIQUE

Guy-Marie COUSIN dément avoir tenu les propos que lui prête l’AFP

Guy-Marie COUSIN adresse ce soir à l’AFP une lettre de démenti dont l’essentiel est reproduit ci-dessous et vous remercie de croire qu’il n’a jamais eu ni voulu avoir de propos à caractère raciste ou insultant.

« Extraits de la lettre adressée à l’AFP » :
« Vous avez indiqué, dans deux dépêches que j’aurais déclaré « que si cette mesure ne convient pas aux patients, il faut qu’ils aillent à l’hôpital se faire soigner par des praticiens à diplôme étranger .. ». Je n’ai jamais prononcé cette phrase en l’état et mes propos ont été tronqués. J’ai déclaré que si les patients n’acceptaient pas les compléments d’honoraires que les obstétriciens de secteur I allaient leur demander, ils n’arriveraient pas à faire face à leurs charges et il n’y aurait plus d’obstétrique libérale. Les patients n’auraient alors plus d’autre choix que de se faire soigner à l’hôpital public. Et que dans ce même hôpital public se posait également le problème toujours non réglé de la disparité des compétences des médecins à diplôme hors EU.
Je n’ai en aucun cas voulu blesser ces médecins. Puis-je ajouter qu’en janvier dernier déjà, j’avais pris leur défense dans une lettre au Ministre en demandant que cesse le scandale de leur utilisation à moindre coût pour assurer la permanence des soins la nuit et les week-ends. »
Guy-Marie COUSIN


15 Sep 2006 13:42

Cher Professeur LANSAC
j'esperais bien cette réaction , d'ailleurs la seule officielle à ma connaissance qui soit collégiale et non syndicale ou politique , tant qu'à l'ordre des médecins , il est égal à lui mëme , sans commentaires ( de sa part ) ......
Ouf , j'avoue que cette réaction me soulage , et redonne toute sa puissance au collège
Maintenant , les problèmes sont là , et sans vouloir faire preuve de pessimisme , je ne crois plus à l' obstétrique libérale ouverte à tous , mais comme l'écrivait le Dr COUSIN , qui n'en loupe pas une , dans l'éditorial de la lettre du gynécologue No 300 , mars 2005 :                        " j'en prends le pari , dans 10 ans , il n' y aura plus que des gynécologues obstétriciens à honoraires libres à exercer dans le privé , ils y vivront bien , gagnerons tres bien leur vie , A EN RENDRE JALOUX LEURS CONDISCIPLES QUI AURONT FAIT LE CHOIX DE L EXERCICE HOSPITALIER "
C'est la vie non ?   "   .........
Bref  les gens ne changent jamais , les propos inacceptables tenus recemment ont un précédent
Obstétrique de qualité et de prestige dans les CHU
Obstétrique de luxe dans le privé
Obstétrique dans les CHG , laquelle et par qui ??????
Amitiés à tous ( au moins ça c'est gratiut )
Dr Patrice LUCAS
CHG de Lons le saunier 39000

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