Le Président
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16.01.07 (Communiqué de presse)
Le CNGOF se félicite que le vaccin tétravalent contre le cancer du col et les condylomes ait obtenu des autorités sanitaires l’autorisation de mise sur le marché.
Devant l’apparition de cette innovation majeure dans la lutte contre le cancer du col, le CNGOF encourage ses membres à entreprendre une information des femmes sur le rôle de l’HPV dans la genèse du cancer, les méthodes de dépistage des lésions précancéreuses et les possibilités de vaccination.
C’est dans cet esprit que le Collège mettra à la disposition du grand public un numéro de téléphone Indigo : 0820 366 110[1] toute la journée du 24 janvier prochain, de 9h00 à 19h00. Les jeunes filles et leurs mères pourront ainsi poser toutes questions relatives aux infections par papillomavirus et à la vaccination. De jeunes gynécologues-obstétriciens mobilisés pour l’occasion par le Collège et l’AGOF (Association des Gynécologues-Obstétriciens en Formation), répondront à leurs interrogations.
D’autre part, le CNGOF met à la disposition des médecins et des sages-femmes des documents « grand public » élaborés en concertation avec l’European Cancer Association. Il met également en place un programme de formation dans toutes les régions sur l’infection HPV, ses conséquences et les possibilités de vaccination. Du matériel pédagogique a été créé par un groupe de travail du CNGOF pour ces séminaires.
Dès la semaine européenne de prévention du cancer du col de l’utérus organisée à l’initiative de l’ECCA (du 21 au 28 janvier 2007), le Collège Français favorisera en régions l’information du grand public par des conférences de presse régionales ou la tenue de réunions de sensibilisation.
Le CNGOF rappelle aux gynécologues-obstétriciens, aux généralistes et aux sages-femmes que ce vaccin est autorisé pour les jeunes filles et les jeunes femmes de 9 à 26 ans. Il nécessite trois injections à zéro, deux et trois mois. Il protège contre les virus HPV à potentiel oncogène 16 et 18, et les virus 6 et 11 qui provoquent les condylomes. Le vaccin est plus actif s’il est administré à des jeunes filles avant le début des rapports sexuels. La vaccination est cependant recommandée aussi aux jeunes femmes qui ont eu des rapports, même si cette vaccination est moins efficace.
Une infection par HPV n’est pas une contre-indication à la vaccination. Il n’est pas nécessaire de faire une recherche avec typage du virus avant la vaccination. La durée de la protection par le vaccin est au moins de 5 ans mais n’est pas parfaitement connue actuellement.
Le vaccin est contre-indiqué chez la femme enceinte. Si la femme découvre sa grossesse entre les injections de vaccin, les injections suivantes ne doivent pas être réalisées mais reportées à la période du post-partum. L’allaitement n’est pas une contre-indication à la vaccination. Un registre des femmes vaccinées qui seront enceintes sera tenu par le CNGOF.
L’apparition de la vaccination doit être une occasion pour informer toutes les femmes de la nécessité du dépistage, qui demeure indispensable chez les femmes vaccinées ou non.
Des recommandations officielles de la Direction générale de la santé et de l’INCa (Institut National du Cancer), auxquelles les représentants du CNGOF participent, seront publiées prochainement. Toutefois, dès maintenant, le CNGOF attire l’attention sur la question sensible de la prise en charge de la vaccination par l’Assurance-Maladie. Il ne faudrait pas, en effet, que cette avancée pour la santé des femmes, soit réservée aux plus favorisées d’entre elles.
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Contact scientifique J. Lansac - Président du CNGOF Email : cngof@club-internet.fr |
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