Le Président
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| 17.01.2008. Communiqué de presse.
Télécharger la version imprimable (PDF - 2 p. - 116 Ko) Semaine européenne de prévention du cancer du col de l’utérus : un numéro de téléphone à la disposition du public
Le CNGOF participe, pour la deuxième année consécutive, à la semaine européenne de prévention du cancer du col de l’utérus, organisée du 20 au 26 janvier 2008 à l’initiative de l’ECCA (European Cervical Cancer Association). Le cancer du col de l’utérus touche, chaque année, dans le monde, près de 500 000 femmes dont 80 % dans les pays en voie de développement. C’est la deuxième cause de cancer chez la femme avec 270 000 décès par an. En France, l’incidence de ce cancer a diminué de moitié en 20 ans grâce au dépistage, mais touche encore 3 300 femmes et provoque 1 000 décès par an, le situant au 8e rang des cancers féminins en nombre de nouveaux cas, au 15e rang des décès féminins par cancer et représentant la 2e cause de mortalité par cancer chez les femmes jeunes après le cancer du sein. En fait, ce sont aussi 85 000 femmes ayant un frottis anormal, 69 000 femmes qui ont une lésion de bas grade ou 15 000 qui ont une lésion de haut grade qui sont concernées chaque année. L’infection par les papillomavirus humains (HPV) génitaux est une infection sexuellement transmissible touchant principalement les femmes jeunes entre 20 et 30 ans et acquise précocement dans les deux ans qui suivent le premier rapport sexuel. Le plus souvent, l’infection guérit spontanément en 1 à 3 ans avec une disparition du virus sans que l’immunité acquise protège contre une nouvelle infection. Le virus disparaît, la femme développant des anticorps. Dans trois à dix pour cent des cas, l’infection persiste, en particulier chez les sujets tabagiques et immunodéprimés, et peut évoluer entraînant alors des lésions précancéreuses ou cancéreuses. Les HPV type 6 et 11 sont dits à bas risque et sont associés aux condylomes ou verrues génitales. Les virus de type 16 ,18 mais aussi 31, 33, 35, 39, 45, 51 sont dits à haut risque et liés aux lésions de haut grade ou aux cancers. A lui seul, le HPV 16 serait à l’origine de 50 % des tumeurs et 80 % des cancers sont dus aux HPV dits à haut risque types 16, 18, 31, 45. Il existe aujourd’hui deux vaccins pour protéger les femmes contre ces HPV à haut risque :
Le CNGOF rappelle aux gynécologues-obstétriciens, pédiatres, généralistes et sages-femmes que ce vaccin est recommandé pour les jeunes filles de 14 ans. La durée de la protection est au moins de 5 ans mais n’est pas connue actuellement. Plus actif s’il est administré à des jeunes filles avant le début des rapports sexuels, la vaccination est cependant conseillée en « rattrapage » pour les jeunes femmes de 15 à 23 ans dans la première année de leurs rapports, même si celle-ci est moins efficace pour traiter une infection virale en cours. L’arrivée de ces vaccins n’exonère pas d’un dépistage régulier par frottis. Cette semaine de sensibilisation sera l’occasion d’informer sur la nécessité d’une surveillance suivie, qui demeure indispensable chez les femmes vaccinées ou non. Les recommandations édictées par l’Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation en Santé (ANAES) préconisent notamment un frottis cervico-vaginal tous les 3 ans après deux frottis normaux à un an d’intervalle chez les femmes âgées de 25 à 65 ans, ayant une activité sexuelle. Cet examen consiste à prélever un échantillon des cellules du col de l’utérus à l’aide d’une petite brosse ou d’une spatule, étudié ensuite au microscope. Pratiqué régulièrement, le frottis permet de détecter des lésions précancéreuses asymptomatiques impossibles à diagnostiquer par d'autres techniques. De plus, le vaccin ne protège pas contre tous les cancers du col de l’utérus, le CNGOF encourage donc les femmes à poursuivre le système de dépistage par frottis et propose de nouvelles recommandations pour le dépistage et le traitement des lésions pré-cancéreuses.
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