Le Président
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| 22.06.2009. Communiqué de presse.
Télécharger la version imprimable (PDF - 2 p. - 148 Ko) La grossesse pour autrui - Avis du CNGOF
Le comité d’éthique du CNGOF, sous la présidence du professeur Gérard Lévy, a mené une réflexion sur l’autorisation éventuelle en France des gestations pour autrui, qui fait aujourd’hui débat. S’il n’appartient pas au Collège national des gynécologues et obstétriciens français d’aborder les problèmes philosophiques, législatifs, juridiques que posent ces gestations, il est cependant en mesure de proposer au législateur des éléments de réflexion fondés sur la pratique médicale des professionnels de la naissance et leur engagement éthique afin de nourrir la discussion.
Quelle définition donner à la GPA ? La définition de la gestation pour autrui (GPA) que nous retiendrons est l’implantation dans l’utérus d’une femme désignée sous le nom de « mère porteuse » ou de « gestatrice » d’un embryon issu de la fécondation in vitro d’un ovocyte d’une femme n’ayant pas d’utérus ou pas d’utérus fonctionnel (du fait d’une malformation congénitale ou d’une hystérectomie) par les spermatozoïdes de son conjoint. Cette définition exclut les gestations pour autrui avec recours au don d’ovocyte, de sperme ou d’embryon et les cas où l'ovocyte provient de la mère porteuse. Dans ce cadre, l’enfant est issu d’un couple hétérosexuel stérile, les parents biologiques et affectifs, mais il est porté pendant la grossesse par une « gestatrice ». Si elle était autorisée, la GPA s’inscrirait donc, de notre point de vue, dans le cadre d’une médecine de la reproduction (qui pallie l’infertilité) et non dans le cadre d’une demande sociale. Nous attirons l’attention du législateur sur :
Nous demandons au législateur, s’il autorise la GPA, de définir les indications médicales validées par un comité médical pluridisciplinaire régional ou national et les conditions requises pour devenir gestatrice :
Dans le cadre de la GPA, il est également nécessaire de définir :
Par ailleurs, il est impératif de mettre en place une étude de suivi sur le long cours pour évaluer le retentissement de la GPA sur :
Les professionnels de la naissance ne sont pas unanimes pour accepter ce type de gestation mais souhaitent, dans le cas où le législateur l’autoriserait en France, que le cadre juridique de cette nouvelle activité soit bien précisé pour tous les points énumérés ci-dessus et non laissés à la seule responsabilité des gynécologues-obstétriciens, ou encore appréciés par la jurisprudence des tribunaux. J. Lansac G. Lévy
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