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22.12.2000
Jacques Lansac.
Professeur de Gynécologie-Obstétrique au CHU de Tours
Une fois de plus les gynécologues-obstétriciens sont pris à partie, et de la manière la plus méprisante qui soit : le mépris des femmes : "Les femmes ils les accouchent, ils les emploient comme sages-femmes, comme infirmières mais ils ne supportent pas qu'elles puissent acquérir une parcelle de pouvoir" écrit madame Jeanmaire, fondatrice du comité de défense de la gynécologie médicale (Le Monde du 19 décembre 2000).
Allons Madame, à qui ferez-vous croire qu'un gynécologue-obstétricien de sexe mâle (et maintenant très souvent femme) méprise comme vous le dites les patientes qu'il soigne tout au long de sa vie.
Il est un peu agaçant d'entendre dire (ou de lire) dans tous les médias qu'il n'y a que les gynécologues médicaux qui sont capables de prendre en charge les maux dont peuvent souffrir les femmes et que les médecins généralistes et les gynécologues-obstétriciens de formation chirurgicale ne le font pas bien.
Mais qui sont donc les médecins qui, 24 heures sur 24 et 365 jours par an, assurent les urgences non seulement obstétricales mais aussi gynécologiques ? Ce sont les généralistes qui, à la ville ou à la campagne, de nuit comme de jour, vont être confrontés à la femme qui saigne, souffre du ventre ou a simplement besoin de la pilule du lendemain. Ce sont les gynécologues-obstétriciens, de formation chirurgicale certes, (mais est-ce une tare que de savoir tenir un bistouri ?), qui vont accueillir ces urgences dans les cliniques ou les hôpitaux et les opérer à 4 heures du matin ou un dimanche d'un kyste de l'ovaire, d'une grossesse extra-utérine. Essayez donc de trouver un gynécologue médical un 31 décembre ou un 15 août pour une simple mycose !!! Vous ne trouverez que le généraliste ou le gynécologue-obstétricien de garde.
Alors ce médecin qui est capable de prendre en charge les urgences vitales ou non ne serait pas capable de s'occuper des femmes aux heures ouvrables ? Le gynécologue-obstétricien qui s'est formé pour prendre en charge sans dommages la mère et son enfant lors de l'accouchement, qui sait aussi faire un diagnostic par la clinique et l'échographie avant d'opérer un kyste de l'ovaire ou une grossesse extra-utérine, ce même gynécologue ne serait pas capable de prescrire une pilule, de poser un stérilet, ou donner un traitement hormonal de la ménopause !!! C'est un peu nous faire prendre des vessies pour des lanternes. C'est oublier que dans les 5 ans d'études en tant que spécialiste, où il a été de garde souvent deux ou trois jours par semaine, il a aussi été formé à la gynécologie médicale, et qu'il fait cela aussi bien que les gynécologues médicaux.
De qui manque-t-on aujourd'hui : de gynécologues-accoucheurs pour permettre aux femmes de donner la vie en toute sécurité : elles sont 750000 tous les ans. De gynécologues-accoucheurs pour les aider dans les centres d'assistance médicale à la procréation : elles sont 60000 par an. De gynécologues-accoucheurs pour prendre en charge leurs cancers gynécologiques et du sein : elles sont 35000 par an. De gynécologues-accoucheurs pour accéder à leur demande d'IVG : elles sont 250000 par an.
Et on n'en trouve pas car le métier de gynécologue-accoucheur est dur, il y a beaucoup de gardes, beaucoup de travail de nuit et de week-end, beaucoup de responsabilités car ils ont entre leurs mains la mère et l'enfant. Ce sont les gynécologues-accoucheurs qui ont le plus de procès et les assurances les plus chères et ils en ont assez d'être les pelés, les galeux de la médecine.
Choisir ce métier et mépriser les femmes ? Allons, Madame la gynécologue médicale, si vous vous leviez la nuit et si vous travailliez le dimanche vous vous apercevriez qu'au contraire ils faut les aimer et même les aimer beaucoup.
Signé : un vieil accoucheur mâle mais qui vous veut du bien !!
Vos réactions par courriel au webmaster.
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23.12.2000
Lorsqu'on parle de gynécologue (médical) cela me fait toujours penser à ce vieux gynéco-accoucheur belge qui exerçait à DOUALA et qui lorqu'il désignait une gynécologue parlait de gynécoïde .
Tous mes bons voeux à tous les membres du CNGOF et comme je
ne suis pas sectaire tous mes bons voeux à tous
Mention spéciale au PR.LANSAC qui fait partie de ceux que j'aime bien
(ils ne sont pas nombreux)
DR.KLOTZ JC .
GUYANE FRANCAISE
GO mâle vieillissant et qui commence à mettre au placard bistouri
et forceps et qui va bientôt attaquer l'hormone de croissance
jck@nplus.gf
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24.12.2000
Il est bon de voir réagir un de nos maîtres !
Mais pourquoi sommes nous si mauvais ou si lent à communiquer ?
Il est vrai que tout ce qui est excessif est méprisable : dans le même journal, aussi bien l'article du monde sur la gynécologie médicale que les propos du fils de gaulle (quelles "dégringolades").
Devons nous continuer à travailler, sereins, sans réagir ?
N'existe-t-il pas un seuil au delà duquel nous devrions, par respect pour nos patientes et pour nous-même, faire savoir que nous avons l'esprit tranquille de ceux qui sont au service de la mission qu'ils ont honorablement choisie et qu'ils assument réellement ?
A. BERGIS
Gyn-Obs, PH, MD
abn.ncc.ubic@wanadoo.fr
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24.12.2000
pourquoi ne pas transmetre cet excellent texte au journal "le monde",
en réponse ouverte à l'article cité?
Bravo au Pr LANSAC!
peymery@ch-hyeres.fr
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26.12.2000
Pas toujours d'accord avec J.Lansac, j'approuve sans réserve son courrier, tant dans l'esprit que dans la lettre.
Une nuance cependant : Le comité de la défense de la gynéco-médicale ne représente pas la totalité de la pensée des hommes et femmes gynéco-médicaux exclusifs ou gynéco-obstétriciens. Dans ma lointaine province j'ai pendant 27 ans travaillé en bonne intelligence avec elles (et eux). Il faut redonner une juste place aux vociférations des plus excité (es) qui ne sont pas forcément les plus actifs.
jean-pierre.feldman@wanadoo.fr
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26.12.2000
Merci pour cette réaction vive et nécessaire du Pr LANSAC. Le combat des 10 ans à venir sera difficile et nos patrons devraient monter au créneau dès maintenant (sinon, nous devrons le faire à leur place). Les problèmes majeurs que nous allons connaître proviennent principalement de 4 phénomènes récents et conjoints :
1 - l'étouffement progressif des petites structures, qui accélère la désaffection de la profession (pas de planification)
2 - l'avénement des gardes sur place, plus pénibles qu'on ne le croyait
3 - la non-rémunération de la pénibilité et de la responsabilité du travail (quand se décidera-t-on à payer son accoucheur aussi bien que son garagiste ???)
4 - l'augmentation des risques médico-légaux, évidemment, où la part de l'anténatal devient grandissante et pour tout dire éthiquement et juridiquement insupportable
Sans doute le milieu universitaire - dont je fais partie - n'a-t-il pas senti assez vite les dangers naissants, parce qu'il est relativement "protégé" au sein de sa structure. Il est maintenant urgent qu'il réagisse s'il ne veut pas que les efforts qu'il a faits pour transmettre un savoir considérable ne soient anihilés par la disparition progressive des enseignés.
Compte tenu des 4 points que je viens de citer, la création d'une filière spécialisée et l'augmentation du numérus clausus ne constituent la réponse qu'à un seul aspect du problème. Qui se lancerait aujourd'hui dans l'obstétrique si nous en restions là des réformes ???
Quant à la gynécologie médicale, elle était en crise - personnellement, je ne l'ai jamais nié - ... et des solutions justes sont en passe d'être trouvées. Mais nul doute que la réponse du Pr LANSAC est adaptée : ne mélangeons pas deux problèmes de nature, d'intensité et de gravité incomparables.
Damien SUBTIL
d-subtil@chru-lille.fr
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26.12.2000
Bravo à notre Maître le Pr LANSAC, pour sa réaction
claire, nette et précise.
De la part d'un jeune Gynécologue Accoucheur de Lyon.
khebbebm@yahoo.fr
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28.12.2000
Félicitations à J. LANSAC dont j'ai bien reconnu le
style.
Effectivement, ce serait bien que ce texte paraisse dans "le monde", dont
la page de pub sur le sujet m'avait aussi outré !.
JR GIRAUD
ngiger@wanadoo.fr
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29.12.2000
Les futurs Gynécologues Obstétriciens, ces pelés, ces galeux...
Nous sommes heureux de constater qu'un éminent membre du CNGOF reprenne indirectement les idées que les Internes développaient il y a quelques mois au sujet, du projet d'alors, de la réforme sur la gynécologie médicale.
Il s'agit de la compétence et du dévouement des médecins généralistes et des gynécologues obstétriciens, cités en exemple dans le texte du Pr Lansac, qui assurent tout de même 80% de la pratique en gynécologie médicale en France.
D'ailleurs pourquoi ceux-ci ne pourraient ils pas prendre en charge la totalité de cette pratique(contrairement à ce qu'impose la réforme) si une Capacité de 2 ans était instaurée pour les médecins généralistes désireux de s'orienter vers cette spécificité et si une formation était optimisée pour les gynécologues obstétriciens?
En revanche nous sommes atterrés quand, lors du dernier CA du CNGOF, les représentants des Internes, expliquant les effets péjoratifs sur leur formation provoqués par l'intégration de la gynécologie médicale dans le DES de gynécologie obstétrique et obtenant la reconnaissance de ces faits, se voient rétorquer que le CNGOF ne peut officiellement critiquer la réforme car "il est trop tard"!
Nous avons enfin obtenu une formation globale homogène et correcte tant chirurgicale qu'obstétricale et médicale depuis la réforme de l'Internat en 1984. Elle nous permet de railler aux côtés de nos maîtres les critiques s'étalant de-ci de-là sur nos compétences.
Mais qu'en sera t'il lorsque nous ne serons plus correctement formés
à la chirurgie et lorsque les certains collègues ne le seront
plus enobstétrique à cause de la réforme passée
en force en août 2000?
Nous ne pourrons plus nous gausser.
Ceci nous le devrons à ceux qui peuvent le faire aujourd'hui, à ceux qui acquiescent à une réforme délétère pour notre formation.
Signé: un vieil Interne qui écrit noir sur blanc ce que
pensent ses collègues
André Nazac.
nazac@club-internet.fr
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31.12.2000
Allez soyons directs. Que la gynécologie médicale était en voie de disparition on le savait, tout le monde le savait depuis 1983, depuis la suppression des CES.
Et ce n'est que 15 ans plus tard qu'on s'en préoccupe, pourquoi? Parce que les derniers CES sont installés et qu'il n'y a plus personne pour reprendre les clientèles de ceux qui partent en retraite. Courte vue des gynécologues médicaux installés. Hypocrisie de faire passer cela pour une préoccupation de la santé des femmes.
Je peux, moi aussi développer ce thème, et il est bien plus réaliste et objectif que le thème de la défense de la santé des femmes. En tous cas je n'irai pas le faire dans Le Monde.
--
Bernard Cristalli MD AMACOG
AIHP - ACCA Paris France
Bernard.Cristalli@CliniquedelEssonne.fr
http://www.CliniquedelEssonne.fr
http://www.obgyn.net/corresp/cristalli.htm
http://www.gyneweb.fr
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01.01.2001
Cher Monsieur,
On ne peut qu'approuver vos propos, les applaudir et souhaiter que vos réactions, qui sont les nôtres, soient transmises- au minimum- à notre consoeur qui a tenu ce langage sectaire et méprisant à notre égard, à la journaliste qui les rapporte et, j'espère, à tous les lecteurs du Monde.
Cela suffit.
Merci d'avoir été le premier à le dire publiquement. Nous sommes tous d'abord médecin et à ce titre ne méprisons personne et puis après: gynécologue médical et chirurgical, obstétricien, anténataliste, prénataliste, orthogéniste, psychothérapeute... tous ceci selon le cas qui se présente devant nous et quelque soit l'heure du jour ou de la nuit.
Nous avons fait le choix d'aider et de soigner les femmes, nous les respectons. Il est temps que l'on nous respecte en retour.
Dr Alain Proust
Clinique des Vallées 92290 Chatenay Malabry
aproust@club-internet.fr
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Dans un courrier daté du 01/01/2001 12:08:53, thierry.dumont@free.fr a écrit :
Re: [gynelist] Les gynécologues-obstétriciens, ces pelés, ces galeux !!
>Je retranscris les propos du Pr Lansac sur le site du CNGOF pour
les feignants qui ne sont pas allés le lire.
>CERTAINES CHOSES DEVAIENT ETRE DITES.
[Il reproduit dans gynélist le texte original de J.Lansac ci-dessus]
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01.01.2001
Démenti du CDGM concernant les deux derniers articles sur la gynécologie médicale:
Deux articles sont parus récemment dans le journal LE MONDE
sous vos signatures concernant la spécialité de Gynécologie
Médicale.
Les conclusions de ces articles nous posent problème car nous ne nous
reconnaissons pas dans leur contenu.
Nous vous serions très obligées de bien vouloir apporter les rectifications et précisions suivantes à vos lecteurs :
- Article d'Elisabeth Burseaux du 19 décembre :
La phrase concluant l'article, attribuée au docteur Gisèle Jeanmaire, semble s'attaquer aux obstétriciens Òde terrainÓ. Cette phrase a été mal interprétée: Jamais le Comité de Défense de la Gynécologie Médicale n'a attaqué ses confrères obstétriciens de terrain. Nous travaillons localement le plus souvent en bonne entente et complémentarité avec eux, ils ont participé à notre manifestation du 25 mars 2000 et dans certaines régions, les gynécologues médicaux ont été à leurs côtés pour empêcher la fermeture de maternités privées de proximité que les femmes ne souhaitaient pas voir fermer.
Dr Dominique Malvy et Dr Gisèle Jeanmaire, présidentes
du comité de défense de la gynécologie médicale
emalvy@ilink.fr
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02.01.2001 [Gynelist]
La Paille et la poutre.
Je n'ai jamais apprécié le défoulement des forts contre les faibles. L'article du Monde est absurde. Faut-il accabler l'étourdie?
Il ne faut pas pour autant que certains de nos maîtres
s'exonèrent de la responsabilité d'avoir mis notre belle
spécialité dans un tel état que les jeunes s'en
écartent:
Ils ont fourni le gros des bataillons d'experts judiciaires qui ont joué
les utilités pour faire de la salle d'accouchement un lieu pas plus
sûr pour la mère et l'enfant mais à au risque pour les
professionnels. Ils ont confié aux plus incapables, à tel point
qu'ils ont pris quantitatif pour qualitatif, le rôle de réformer.
Ceux-ci ont dévalorisé les établissements privés
et de petite taille:. Ils en rendront beaucoup dangereux par perte
d'expérience et donc de compétence. Ils ont livré le
plus grand nombre élèves en pâture aux médecins
de la DASS. Ils ont fait perdre aux femmes les plus modestes la possibilité
de choisir leur accoucheur. En fait pas la préfète. Pour elle
ils se déplaceront .
Ils ont négligé leur mission d'enseignement par compagnonnage
et ont dépecé par des agréments d'établissement,
la spécialité. Cela a commencé avec la FIV. Leur
élèves ne peuvent plus exercer la spécialité
qu'ils apprennent dans leur service. Ils y ont pris goût et chacun
taille et retaille la spécialité à son gabarit.
Comme le haut clergé pendant l'occupation tous n'ont pas collaborer . Beaucoup ont laissé faire. Ils nous l'ont confessé les uns des autres C'est d'abord sur ce bilan que nous attendons de les lire. Les gynécomed qui comme nous sont sur le terrain. C'est un peu facile.
J MARTY
amcom@wanadoo.fr
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02.0.12001 [Gynelist]
>De : "Thierry DUMONT" <thierry.dumont@free.fr>
> Je retranscris les propos du Pr Lansac [...]
> ils ne supportent pas qu'elles puissent acquérir une parcelle
de pouvoir" (Le Monde du 19 décembre 2000).
JC : Et sa réponse à propos de la deuxième partie de la phrase ?
jeanclaude.verduyckt@swing.be
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02.01.2001
Merci à Monsieur Lansac d'exprimer aussi clairement ce que beaucoup de gynecologues pensent mais sans le dire ; la pensée unique est passée par là !!
Mais pourquoi ne pas l'écrire directement dans le Monde ! Les propos de Monsieur Lansac intéressent ils moins que ceux de cette Madame Jeanmaire ? Ils dérangent certainement plus en situant correctement le probleme !
Le combat pour la gynecologie-obstetrique me parait tellement plus important que celui de la gynecologie medicale dont le problème , chacun le sait et B Cristalli l'écrit très bien , est essentiellement un problème de revente de clientèles !
Philippe de Morel
CHBS Lorient
p.demorel@ch-bretagne-sud.fr
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02.01.2001
Bravo Lansac
P Fafet
SETE
Patrick.Fafet@wanadoo.fr
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07.01.2001
tout à fait d'accord avec l'Evidence de ce qu'écrit J. Lansac.
J'en parle d'autant mieux que du fait de ma formation de obstétrique et gynécologie médicale, je suis non seulement un pelé, un galeux, mais aussi un hybride rejeté par ses pairs, qui pourtant continue avec obstination et vraisembablement amour du metier à se lever la nuit et gâcher ses week-ends.
Cependant, à quand la fin de la gueguerre chirurgiens-médicaux, qui stérilise le débat ?
Dr Yves abderhalden
ab_der_h@club-internet.fr
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09.01.2001
Merci, vraiment merci Monsieur LANSAC !
Ah, que vos mots sont doux à mes oreilles ! Cher et grand maître !
Je suis de la "jeune génération" (j'ai fini mon clinicat en 1998) de GYNECOLOGUES-OBSTETRICIENS, et, malgré mon nom, je suis bien issu de la seule et unique formation complète et assidue : Le D.E.S de Gynécologie-Obstétrique, qui a été transformé en champ de mines par certain(e)s gynécologues dits "médicaux", qui, non contents de pratiquer la Gynécologie Parisieno-Mondaine en foulard Hermès, ont voulu (re)transformer une spécialité unie, complète, et ayant toutes ses raisons d'être (comme dans tout le reste des pays du monde), pour la réadapter aux besoins de ce qu'ils nomment la "Gynécologie endocrinienne" (?) ou encore "l'Hormonologie gynécologique", mais surtout pour pouvoir s'assurer de revendre leur clientèle au moment où ils(elles) partiront en retraite...
Dieu que nos pratiques sont contraires ! Je passe mon temps, devant des patientes jusque là suivies par des "Gynécologues médicaux" et étonnées que je leur propose "seulement" une visite systématique annuelle (et non pas bi ou tri-annuelle !), à devoir tout ré-expliquer, à devoir tout simplifier pourqu'elles comprennent enfin ce qu'on ne leur a jamais expliqué.
Que Madame MALVY et ses amis arrêtent de nous faire croire qu'elles sont "plus à l'écoute" !
Qu'on arrête de nous faire croire que les SOPK courent les rues, et que le THS est très compliqué et qu'il nécessite une très longue formation. Quant à la contraception, c'est AUSSI notre pain quotidien et je pense que nous savons nous en occuper aussi bien que nos amis CES.
Je suis donc de la nouvelle génération, celle qui en a eu assez des élucubrations théoriques censées vous mener au professorat, celle qui en a eu assez de la pression administrative et juridique, et qui s'est tournée, avec un poids sur le coeur (parceque j'aimais et j'aime toujours l'Obstétrique, mais je ne VEUX pas l'exercer dans les conditions délirantes actuelles), vers un exercise exclusif de la Gynécologie (de TOUTE la Gynécologie). Je suis de cette génération qui sourit quand elle voit, dans certaines revues médicales largement financées par l'industrie pharmaceutique des articles signés par des "endocrinologues-gynécologues" (je croyais qu'on ne pouvait plus cumuler deux spécialités !), par des "gynécologues psychosomaticiens", et autres "départements de cosmétologie gynécologique"... Je suis gynécologue-obstétricien, et je crois que ce mot résume tout. Je n'ai aucun besoin de m'auto-proclamer "Bartholinologue" ou "Coelio-gynécologue"...
Arrêtons de fausser le débat.
La France a besoin d'ACCOUCHEURS, qu'on se le dise.
Quant à ceux qui ne font plus d'accouchements, comme moi (avec un poids sur le coeur, je le répète), que Madame MALVY et ses amis arrêtent de les dépeindre comme des "fous du bistouri" : C'est en grande partie MA génération (j'ai 37 ans) qui a développé la chirurgie coelioscopique, les alternatives médicales à l'hystérectomie, le traitement médical de la GEU, les techniques mini-invasives dans le diagnostic des anomalies mammographiques, la Tibolone, les SERMs, etc... Assez de ces patientes qui sont vues une fois, puis deux fois, puis trois fois, que l'on met sous progestatif pour "faire fondre" leur fibrome, puis qui finissent d'elles-même par consulter un "Gynécologue complet" (i.e. un gynécologue-obstétricien) quand elles en sont à 6 grammes d'Hb...
Oui, je suis de ceux qui font avec un égal bonheur de "l'hormonologie", de la ménopause, de la contraception, de l'infectieux, du psychologique, de la stérilité (un peu), de la chirurgie, de l'oncologie, de l'échographie, de l'obstétrique, et j'en passe... Et c'est pour cette diversité, et pour cette "prise en charge globale" de la patiente (le terme est à la mode) que j'aime mon métier. Alors, s'il vous plait, Madame MALVY, arrêtez de me l'éclater, mon métier.
Et si la dernière barrière à un tel type de langage était le désir de conserver ses correspondants "gynécologues médicaux" (disons les choses clairement !), sachez que cette barrière vient de tomber. Justement, l'un des intêrets de mon métier, c'est qu'il est médico-chirurgical, et qu'il "s'auto-recrute" !!
Docteur Azzam AWADA, Gynécologue-Obstétricien.
Clinique Jeanne D'Arc. LYON
aawada@free.fr
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12.01.2001
MONSIEUR
Merci de prendre enfin la defense de ceux qui travaillent
24h/j jours feries compris qui ne ferment pas leur cabinet à 17 h
Ces Accoucheurs Chirurgiens aiment LES FEMMES à en mourir!
Avec toute ma consideration Amicale
Dr Michel Vignal
mgvignal@club-internet.fr
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31.08.2002
Nous sommes tous bien des Fans de LANSAC mais ce coup de gueule masque des problèmes de fond :
1/ Les Gynécologues Médicaux ont été créés relativement recemment par les Professeurs de Gynécologie Obstétrique et nous observons le phénomène déjà connu de la créature qui échappe à son créateur d'autant que d'une certaine façon le créateur a décidé de supprimer la créature.
2/ Il y a un réel déficit de communiocation,par manque de temps,par manque de gout,des gens qui effectivement de jour comme de nuit prennent en charge des pathologies vitales.Le faire savoir n'éxiste pas (contrairement aux Gynécologues Médicaux) et le savoir faire n'est donc pas connu.
3/D'une façon générale l'Artisan,l'Artiste ne pèsent plus trés lourd dans notre société,c'est trés nettement le gestionnaire qui prend le pas à tous les niveaux.
Est-il possible encore longtemps de ne pas s'impliquer directement dans la gestion à l'instar de nos confrères des centres anti-cancéreux et des hopitaux militaires??
yamina.garcia@wanadoo.fr
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