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16.10.2001
Réponse de L. Marpeau à l'article signé de B. Kouchner, le Figaro du 13.10.2001, sous le titre : " Gynécologues et obstétriciens, de grâce réconciliez vous !!!
Savez vous que les obstétriciens n'existent plus depuis longtemps et qu'il est donc bien difficile de les réconcilier avec les gynécologues...
Vous souhaitez voir les gynécologues faire de l'obstétrique et les obstétriciens faire de la gynécologie !!! Quel beau projet !!!
Ne serait ce pas là la définition trés exacte de ce qu'est un gynécologue obstétricien , ne serait ce pas là très exactement l'idée que nous essayons de vous transmettre sans succès dans la cacophonie ambiante destinée à vous rendre sourd.
Que de chemin parcouru depuis quelques années !!! Nous aimerions tant goûter les fruits des belles réformes entreprises avec vous et vos prédécesseurs :
Moins de sélection en première année de médecine pour former plus de médecins.
Obligation pour les étudiants en médecine de faire un stage en service de gynécologie obstétrique.
Transformation de la formation des futurs médecins généralistes par l'instauration d'un résidanat de 3 ans.
Formation de beaucoup plus de spécialistes en gynécologie obstétrique par l' instauration de filières spécifiques qui fonctionnent maintenant à plein régime.
Revalorisation financière des différents actes de gynécologie obstétrique pour rendre la spécialité plus attrayante.
Réorganisation des maternités pour gagner en sécurité et en qualité de vie.
Alors pourquoi cette réforme de la gynécologie dite médicale qui ignore tout ce qui a été fait et dont nous aurons bientôt les résultats ?
Nous ne sommes pas certains que tous les moyens soient bons, notamment la désinformation, pour gagner les faveurs du corps électoral féminin...
L. Marpeau
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21.10.2001
Tout à fait d'accord avec Loïc MARPEAU
Nous avons déjà bien assez de difficultés comme ça pour ne pascompliquer encore les choses en "recréant" un CES de GynécologieMédicale (car c'est bien de cela qu'il s'agit).
Nous étions enfin arrivés à nous harmoniser avec le reste du monde enpossédant un DES unique pour une spécialité unique (libre à chacund'exercer ensuite la spécialité de la manière dont il l'entend... Defait, certains sont "FIVistes", d'autres plutôt Obstétriciens, etcertains plutôt Chirurgiens Gynécologues, mais TOUS, je dis bien TOUS,font de la "Gynécologie médicale", puisque la pathologie "médicale" faitpartie intégrante de notre spécialité).
Ce débat est franchement d'arrière-garde. Il n'y a AUCUNE justificationlogique à l'heure actuelle (qu'elle soit d'ordre démographique,scientifique, ou économique) pour céder au Lobbying de Madame MALVY etde ses compagnons...
Le CES de "Gynécologie Médicale" a certainement rendu bien des servicesen son temps. Il est maintenant mort depuis dix ans. Laissons le reposeren paix.
Tous les Gynécologues-Obstétriciens diplômés depuis ces dix dernièresannées font très bien leur travail (et Dieu sait s'il est dur, cetravail), ils font de la Gynécologie-Obstétrique dans TOUTES sescomposantes. Alors, hormis des intêrets Lobbyistes et des "copinages Parisiens", qu'est ce qui justifie qu'on se mette en dehors de toutenorme Européenne, qu'on "saigne" les effectifs de l'OBSTETRIQUE (c'estbien l'Obstétrique qui est en souffrance, non?), et qu'on prenne le risque de scinder la spécialité en deux parties (et pourquoi pas en 4,5, ou 6 parties?).
Déjà, certains Ordres départementaux refusent des licences deremplacement en "Gynécologie Médicale" à des Internes deGynécologie-Obstétrique !!!! (Seraient-ils moins "instruits" que leurscollègues Gynécologues Médicaux qui n'ont fait que trois ans deformation ?!! Ne savent-ils pas precrire une pilule, un THS, ou poser unstérilet ?!!).
Au risque de faire de la Science-Fiction (de la Dystopie, trèsexactement), on pourrait imaginer le genre d'aberrations administrativesauquelles on serait exposé dans un avenir proche ("Monsieur, vous êtesChirurgien Gynécologue, vous ne pouvez donc pas precrire unecontraception orale, cet acte ne relève pas de votre spécialité"...).
On nage en plein délire.
Il doit y avoir des tas de choses qu'on ne sait pas, sur ce qui se décide "sous cape" dans les grands salons Parisiens... Espérons que l'avenir me donnera tort...
aawada@free.fr