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17.10.2002

Communiqué de la Fédération des cercles des gynécologues-obstétriciens des centres hospitaliers français

Lors de leur Journée nationale, les gynécologues-obstétriciens des centres hospitaliers, réunis à Évian le 21 septembre 2002 s’inquiètent des conditions dans lesquelles ils sont amenés à organiser la securité des femmes enceintes.

Ils déplorent solennellement :

  1. La non-conformité des équipements et des personnels aux exigences minimales des textes réglementaires.
  2. La vétusté et l’inconfort d’une majorité de maternités publiques.
  3. La mise en échec des réseaux de soins périnatals issus des décrets dits de " sécurité périnatale " d’octobre 1998.
  4. L’impossibilité d’organiser la permanence des soins selon les normes européennes concernant les temps de travail et de repos "de sécurité", dans des conditions susceptibles de conserver et d’attirer des spécialistes compétents, motivés, et convenablement gratifiés à hauteur de leur temps de présence effective.
  5. L’engagement de leur propre responsabilité médico-légale de chef de service dès lors qu’une délégation devient incontournable vers des qualifications médicales non officiellement autorisées.
  6. Le transfert organisé de la chirurgie gynécologique vers le secteur privé qui entraînera la disparition des compétences chirurgicales indispensables a la sécurité des patientes.

Ils demandent instamment des ajustements immédiats engageant la responsabilité du ministre de la santé et des pouvoirs publics vis-a-vis des femmes enceintes :

Si des avancées significatives ne sont pas obtenues rapidement, les chefs de service de gynécologie-obstétrique des centres hospitaliers se démettront de leurs fonctions au 1er janvier 2003, en conservant uniquement leurs obligations de praticiens hospitaliers.

Vos réactions  ou commentaires par courriel au webmaster.

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23/10/2002

C'est une tentation qui m'a efleuré à plusieurs reprises tant les difficultés de fonctionnement se sont accumulées depuis quelques années du fait de la non application des textes allant dans le bon sens (amélioration des plateaux techniques etc...) et de l'application immédiate de ceux qui vont dans le mauvais sens. Il me parait en effet évident que les taches médicales "non rentables " comme l'obstétrique et les urgences seront destinées à l'hôpital alors que la chirurgie et la cancérologie seront orientées vers le secteur libéral..

Malheureusement, les patientes ne sont pas d'accord et réclament la possibilité d'un vrai choix entre les deux secteurs et "l'obstétrique sans chirurgie n'est que ruine de la sécurité"... J'ai néanmoins résisté à la tentation car je ne suis pas sur qu'aprés l'effet spectaculaire escompté nous puisions obtenir satisfaction et je pense également que cette décision doit demeurer le dernier recours.

Nous serions en effet mal venus de nous plaindre aprés avoir démissionné.

Je crois que les deux véritables problèmes sont :
-le financement des mesures inscrites sur le papier
-la démographie médicale catastrophique dans la spécialité

Je crains que la démission collective des chefs de service de gynéco-obstétrique n'apporte pas de réelles solutions à ces deux points.

Dr Jacques Brouquet – Chef de service CHIC de Tarbes – Htes Pyrénées
jbrouquet@ch-tarbes-vic.fr

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26.10.2002

LIBÉRATION se fait l'écho du communiqué de la Fédération dans un article de Sandrine Cabut

"Menace de démission collective des chefs de maternité
Faute de « moyens humains et matériels », ils quitteront leurs postes de responsabilités.

C'est un SOS en forme de menace. [...] Ils abandonneraient, non pas leur mission de soignant, mais celle de chef de service, avec ses fonctions d'organisation et de responsabilité juridique. [...]

Cette menace n'a donc rien d'un coup de tête. [...] martèle Georges Robinet (hôpital de Troyes). [...] ce qu'on dit là, on l'a dit en vain à tous les ministres de la Santé depuis Simone Veil. [...]"

Lire l'article : http://www.liberation.fr/page.php?Article=61322

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Dans Le MONDE daté du vendredi 25 octobre 2002, article de Sandrine Blanchard

"Les chefs de service donnent l'alerte sur la situation dans les maternités

Débordés, ils menacent de démissionner de leurs fonctions au  1er  janvier.

Les chefs de service des maternités publiques menacent de démissionner de leurs fonctions au 1er janvier 2003. Cette annonce, faite jeudi 24 octobre par la Fédération des cercles d'études des gynécologues-obstétriciens des hôpitaux généraux, « n'est pas l'expression d'une grogne ou d'un malaise mais d'un désespoir », assure le docteur Joëlle Belaisch-Allart, membre de la Fédération. [...] "

Lire l'article : http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3226--295691-,00.html

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Voir aussi Le Monde du 3 décembre 2002 qui reprend divers éléments de ce communiqué et du "Point de presse" qui a eu lieu lors de nos 23e Journées nationales.

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