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20.11.2002
L'égalité des femmes enceintes devant l'accès aux soins de qualité avec toutes les garanties de sécurité, nécessite la mise à disposition sur le territoire national de plateaux techniques performants à des distances raisonnables.
Toute maternité doit pouvoir disposer EN PERMANENCE d :
Si notre souhait est de promouvoir une obstétrique de qualité et si nous faisons preuve de pragmatisme et de réalisme, il faut réaliser très rapidement les restructurations des établissements hospitaliers comme le réclament de plus en plus de responsables de santé publique.
Si de simples considérations locales, politiciennes, démagogiques voire électoralistes freinent cette évolution inéluctable, la dégradation de toutes nos maternités va s'accélérer. Alors les fermetures brutales, non concertées seront à déplorer, pour cause d'insécurité.
Notre pays se caractérise par la multiplicité et la disparité des maternités, ce qui est une charge économique n'apportant pas à la population les soins et la sécurité qu'elle est en droit d'attendre de nos jours. Une maternité moderne doit répondre aux besoins d'une population importante, source d'une activité médicale notable, justifiant un plateau technique moderne et une équipe professionnelle performante car active.
Notre devoir est d'informer et de faire comprendre aux élus et à la population les bénéfices attendus des restructurations :
Sauf cas exceptionnel, il n'y a pas lieu de maintenir une maternité, pratiquant moins d'un accouchement par jour et située à moins de 45 minutes d'une maternité plus importante. Le nombre minimum idéal d'accouchements pour une structure avec un plateau technique conséquent serait de 1000 par an.
A ce jour, plus de 20 % des maternités publiques françaises (75) pratiquent moins de 400 accouchements par an (dont encore 40 moins de 300).Aucun argument de santé publique ne justifie la poursuite de leur activité pour la très grande majorité d'entre elles : pas de raison géographique, présence d'une autre maternité plus importante à proximité (moins de 30 mn), possibilité de regroupement.
Mais surtout, la majorité de ces établissements n'offrent pas aux femmes les garanties de sécurité : absence de personnel médical.
Il faut noter que dans toutes les régions, toutes les petites maternités privées ont disparu ou se sont regroupées.
Si la fermeture de certaines structures doit être envisagée définitivement, la possibilité de maintenir dans certaines un centre périnatal de proximité paraît souhaitable : consultations prénatales par sages-femmes et gynécologues-obstétriciens, échographies, séances de préparation à l'accouchement et éventuellement un service d'hospitalisation de suites de couches.
Un tel service qui se justifierait essentiellement en province permettrait le retour rapide (24 à 48 heures) après l'accouchement de la mère et de son enfant à proximité de sa famille. Ces services désengorgeraient les maternités qui actuellement " mettent à la porte " les mamans et leur bébé deux jours après la naissance avec les conséquences néfastes que l'on connaît bien : asthénie du post-partum, problèmes d'allaitement, défaut d'information de puériculture et de contraception...
De plus ces services maintiendraient sur place une partie du personnel hospitalier. Ce problème d'emploi motivant bien souvent et à juste titre le rejet de restructuration par les autorités locales.
Ces solutions nous semblent de bon sens et doivent enfin être appliquées en concertation, avec les professionnels, les responsables et élus locaux et le pouvoir politique. Il en va de la santé des femmes enceintes et de leurs enfants qui sont les citoyens de demain.
Docteur Georges Robinet
Président de la Fédération des Gynécologues-Obstétriciens des Centres Hospitaliers Français
Vice-Président du CNGOF
Chef de service de gynécologie-obstétrique du Centre Hospitalier de Troyes
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Voir aussi Le Monde du 3 décembre 2002 qui reprend divers éléments de ce communiqué et du "Point de presse" qui a eu lieu lors de nos 23e Journées nationales.
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10/02/2003
Nous sommes tout à fait sur la meme longueur d'onde
-il existe cependant des problemes lorsqu'un des deux service est privé nous n'avons aucun moyen pour les inciter au regroupement là ou l'offre de soins pediatrique existe
-par ailleurs on oublie trop souvent qu'avant de livrer l'enfant aux neonatologues il faut qu'il soit né ce qui implique une bonne qualification des obstetriciens
-la langue de bois ou la volonté politique égalitariste élude completement ce réel problème
-L'ideal serait sans doute de n'offrir à la population Française qu'un seul niveau de service (en l'occurence niveau 3 ammenagé (la chirurgie neonatale n'est peut-etre pas une obligation partout) )le retour dans le bassin de vie pourrait etre très rapide dans des établissements ou les plus fatigués pourraient assurer la sécurité d'une manière temporaire ou définitive et n'assurer que qq gardes dans le centre de naissance
-le probleme serait sans doute résolu depuis longtemps si tout le personnel médical assurait la garde comme la réglementation en fait obligation (un récent sondage faisait état de 40 pour cent de chefs de service qui ne prendraient jamais de garde)
P.Y.BARRIER
C.H.G.
VILLEFRANCHE SUR SAONE
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