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06.02.2003
Le gouvernement est sur le point de faire paraître au Journal Officiel la maquette du nouveau DES de Gynécologie Médicale. Cette spécialité, qui seffectuerait en 4 ans et serait individualisée en filière au même titre que la chirurgie lors du Concours de lInternat, aboutirait à la scission de la Gynécologie.
Lensemble des représentants des médecins en formation, cest à dire lInter Syndicat National des Internes des Hôpitaux (ISNIH), lInter Syndicale Nationale Autonome des Résidents (ISNAR), lANEMF (Association Nationale des Etudiants en Médecine de France), lAssociation des Gynécologues et Obstétriciens en Formation (AGOF) et des jeunes médecins (lISNCCA, Inter Syndicat National des Chefs de Clinique Assistants) soppose à ce projet et tient à alerter lopinion sur ce qui se prépare.
1) Cette maquette et cette filière sont néfastes pour lensemble des médecins en formation, spécialistes ou non, cest à dire pour:
a/ les futurs candidats à ce diplôme
LENTOG ( European Network of Trainees in Obstetrics and Gynaecology), association européenne des internes de gynécologie, confirme cette information et soutient notre opposition.
b/ les autres spécialités
La gestion de la démographie des internes de spécialité va pour linstant continuer à se faire à numerus clausus stable (environ 1840 postes). La création des filières na fait quaggraver des situations précaires pour certaines spécialités devenues des urgences de santé publique (rapports de la DREES, rapport de la Commission Berlan). La création dune filière de gynécologie médicale se ferait au détriment de spécialités sinistrées comme la chirurgie.
c/ les résidents en médecine générale
Depuis 1999, les résidents ont lobligation deffectuer un stage en gynécologie. Pour les mêmes raisons que celles citées précédemment, ils ont du mal à accéder à ces stages formateurs. La création dun DES de gynécologie médicale les ferait entrer en concurrence directe avec les internes de gynécologie médicale. Les futurs généralistes nauraient pas une formation en gynécologie performante.
2) Ce diplôme ne se justifie pas en terme de santé publique
a/ état des lieux
Au total, ce sont surtout les gynécologues mixtes et les gynécologues obstétriciens qui exercent la plus grande partie de la gynécologie médicale en France, se répartissant plus harmonieusement sur le territoire national. En terme de santé publique et de dépistage, ils couvrent, avec les médecins généralistes, la majorité de la population féminine française.
b/ projections démographiques
Par conséquent, et comme dans toutes les autres pays européens où le suivi gynécologique des femmes est de bonne qualité, lintérêt de santé publique (et déconomie de la santé) doit sorganiser de la manière suivante :
Cette prise en charge ne remet pas en question laccès direct au gynécologue par la patiente. Cest celle qui couvre la majorité des femmes de France confirmant que la création dun DES distinct de gynécologie médicale est inutile.
La France débute une crise démographique médicale majeure (diminution du nombre de médecins de 20% dici à 2020, en même temps quune augmentation de 6% de la population française). Il paraît donc urgent de concentrer les médecins en formation sur des spécialités en crise, et déviter de disperser les énergies en créant inutilement un diplôme de piètre qualité qui ferait double emploi.
Pour toutes ces raisons, nous demandons au gouvernement de surseoir à son projet et dengager une véritable réflexion afin de définir une santé publique de dépistage gynécologique cohérente et performante, cest à dire :
Isabella CHANAVAZ-LACHERAY
(vice présidente de lAGOF)
Olivier GUERIN
(président de lISNIH)
Anthony ANNEREAU
(président de lISNAR)
André NAZAC
(président de lISNCCA)
Marie COSTES
(présidente de lANEMF)
contact presse : Isabella CHANAVAZ-LACHERAY
06.62.03.41.57
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